Les interprétations de la crise de 1929

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Les interprétations de la crise de 1929

Il existe plusieurs interprétations de la crise de 1929. Selon les marxistes, c’est la non-intervention de l’État et l’application de la théorie libérale qui ont conduit à la crise. Pour les libéraux, la crise de 1929 est un accident. Ils refusent l’intervention de l’État qui nuit à l’efficacité des mécanismes du marché. La période était sous influence libérale, tout comme le gouvernement (de Hoover) qui ne voulait pas intervenir. Selon les antilibéraux, l’État devait intervenir seulement de 1929 à 1932, les libéraux refusent l’intervention étatique.

Toujours selon les marxistes, l’exploitation des travailleurs par les capitalistes avec comme objectif d’augmenter ses profits est irresponsable car il n’offre pas à ses travailleurs de quoi pouvoir consommer en masse. Ces travailleurs doivent alors consommer à crédit, d’où la crise. Les entrepreneurs engrangent des profits maximums qu’ils replacent, non pas dans l’entreprise, mais en Bourse. Les capitalistes sont donc en train d’affaiblir leurs propres entreprises car ils n’investissent pas dans la modernisation et dans le renouvellement (croissance du P.I.B : 50%, croissance de l’indice boursier : 300%). De plus, la baisse tendancielle du taux de profit justifie la crise : les profits ne pouvant plus être obtenus dans l’économie réelle, ils sont recherchés dans l’économie financière.

Crise-1929
Entre octobre et novembre 1929, le Dow Jones a perdu près de 150 points passant de 350 à 200 points environ.

L’économie réelle n’arrive pas à suivre l’économie financière. Cette économie réelle déséquilibre les marchés. On arrive à une sous-consommation car le commerce international s’arrête et la consommation locale ne peut absorber la production locale. Le fordisme qui avait conduit à la production de masse entretient la surproduction et alimente la sous-consommation. Une autre interprétation de la crise de 1929 est le trop grand nombre de crédits accordés, d’où une inflation monétaire et une consommation artificielle permettant une illusion monétaire. La baisse du taux d’escompte (accordée pour aider la City de Londres) accélère le phénomène d’inflation.

Une autre interprétation de la crise de 1929 considère que ce sont les années folles qui auraient entrainé la crise. La folie des spéculations, des profits et des désirs effrénés, la volonté d’avoir toujours plus de croissance a conduit les Américains et les Européens à avoir des comportements irrationnels. Cette volonté de progrès et de profit à tout prix a masqué l’évaluation de la production. Ceci a conduit à de fortes inégalités et des problèmes sur les normes de consommation trop tournées vers l’électroménager, les produits de luxe, les automobiles, etc. En somme, les individus ont vécu au-dessus de leurs moyens, d’où une crise lorsque le nuage s’est dissipé.

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