Les inconvénients de l’Union Européenne

0
19056

Les inconvénients de l’Union Européenne

Inconvénients de l’Union Européenne pour les consommateurs

Les consommateurs ont trois éléments de décision pour un produit : prix, qualité et choix. La concurrence peut être créatrice d’oligopoles où les entreprises s’entendent sur les prix et les quantités. Le consommateur en est alors directement victime car les prix sont fixés directement par les entreprises. Pour éviter ces dérives, l’Union Européenne a un organisme surveillant la concurrence. La qualité peut aussi être touchée si les entreprises s’entendent sur les prix. L’innovation est également touchée si les entreprises s’entendent. S’il y a une explosion de la demande et que l’offre est insatisfaisante (s’il y a une défaillance de l’offre), les prix peuvent augmenter fortement avec une tension inflationniste. Depuis la création européenne, les entreprises ont eu tendance à se rapprocher et à fusionner pour bénéficier d’économies d’échelle. Les consommateurs voient donc les prix augmenter, ce qui a une incidence négatif pour leurs pouvoirs d’achat. La qualité des produits peut également se dégrader (si les entreprises ne respectent pas certaines normes, par exemple). De plus, l’augmentation de l’offre augmente la probabilité d’avoir des produits défectueux (affaires des Fromages italiens, par exemple).

Si la concurrence est importante, le marché peut laisser rentrer n’importe qui qui vend n’importe quoi (en ne respectant pas les normes de production, de sécurité, etc). Les produits sont vendus par des producteurs peu scrupuleux qui ne pensent qu’à leurs profits (qui rognent sur les procédures de contrôle de sécurité, etc). Les consommateurs peuvent être exposés à une perte de qualité ou de contrôle de sécurité. Le choix peut être nul si les entreprises profitent de l’Union Européenne pour s’absorber et fusionner. L’offre locale peut être absorbée par l’offre des autres pays de l’Union et les entreprises les plus fragiles peuvent disparaitre. Les oligopoles remettent ainsi en question le choix des consommateurs. De plus, l’exacerbation de la concurrence risque de fragiliser les petites entreprises. Les meilleures entreprises s’en sortent bien, mais les plus faibles ont des difficultés croissantes. Cela peut provoquer des dépôts de bilans chez les T.P.E ou les P.M.E. Ces entreprises ne peuvent s’en sortir qu’en se faisant absorber par une entreprise plus robuste.

Inconvénients de l’Union Européenne pour les entrepreneurs

La construction européenne aura tendance à pénaliser les plus petites à cause des rapprochements et de la concurrence. Dans ce cas, la seule porte de sortie pour l’entreprise est l’innovation. La marge de manœuvre est faible si l’État n’accorde pas de subventions. Le risque pour l’entreprise est de se voir absorbée par une plus grande. Les entreprises ont également à craindre la concurrence plus importante qui peut les mettre en danger si les prix pratiqués par les concurrents sont trop faibles par rapport à leurs coûts de production.

Inconvénients de l’Union Européenne pour les salariés

Tous les salariés travaillant dans les petites entreprises ou dans les entreprises ayant des difficultés risquent de perdre leur emploi, tout comme ceux travaillant dans les entreprises qui ont fusionné. De plus, si l’entreprise part vers un autre pays de l’Union pour y délocaliser une partie de son activité, l’actif peut perdre son emploi. Le dumping social concerne les salariés (conditions de travail et rémunérations), le dumping fiscal concerne l’imposition. En cas de crise, le salarié est dans une situation précaire où son pouvoir de négociation diminue. Le nivellement par le haut se fait rarement : on a plus un nivellement par le bas. Les salariés les mieux lotis perdent peu à peu tous leurs avantages (dégradation des conditions de travail). Les modèles se rapprochent du modèle anglo-saxon : par exemple, les jours fériés (lundi de Pentecôte). Les coûts salariaux et la fiscalité des pays scandinaves démotivent les entreprises qui veulent délocaliser leur production dans ces pays. Les suppressions d’emploi ont surtout été faites dans l’industrie fortement mécanisée (automobile, etc) et l’agriculture. Les services n’ont été que faiblement touché par les délocalisations. Le secteur industriel représente environ 25% du P.I.B. L’Irlande est devenue une plateforme téléphonique importante. La directive Bolkestein stipule que la législation du pays d’origine s’applique au salarié (et non la législation du pays d’accueil), mais cette directive n’est pas appliquée. Les législations s’harmonisent avec un nivellement par le bas.

Inconvénients de l’Union Européenne pour les nations

Les nations doivent abandonner leur souveraineté nationale au profit de l’Union Européenne. L’investissement, l’activité et la fiscalité sont les principaux manques à gagner induits par l’Europe. L’Europe n’est pas encore une entité homogène. Les pays peuvent aussi être victime de dumping fiscal (à cause des pays de l’Est). Il existe encore des différences en matière de T.V.A ou d’impôts sur les sociétés. Certains pays attirent plus les capitaux que d’autres comme c’est le cas du Luxembourg, de l’Irlande, du Royaume-Uni (surtout Londres) et d’entités telles que Saint-Marin, Andorre, Monaco. Il peut aussi avoir des cas de fraudes fiscales. Les pays les plus avancés socialement peuvent être freinés par les pays moins avancés. Par exemple, lorsque la France a fixé l’âge de travailler à 16 ans, elle a été condamnée parce que l’Europe le fixait à 15 ans. De même, les femmes ne pouvaient pas travailler la nuit mais l’Europe a condamné la France pour permettre aux femmes de travailler la nuit. L’harmonisation fiscale est incomplète, d’où des distorsions fiscales, notamment en matière de T.V.A. L’harmonisation sociale est inexistante (pas de salaire identique), d’où des distorsions face à la concurrence. Les services publics sont remis en cause : l’Europe pousse les États à libéraliser les grands réseaux. Tous les pays doivent se plier à la libéralisation des grands réseaux (transport en commun, énergie, télécommunications (téléphone, internet, etc), eau, poste). Les mauvaises couvertures de l’intérêt général (régions éloignées, catégories sociales inférieures, etc) sont dues au manque de rentabilité de ces régions. Si l’on privatise, ce sera encore pire avec la création d’un système excluant des individus et des régions. Si les entreprises chargées de la mission publique déposent le bilan, les consommateurs risquent de se retrouver dans une situation précaire. Le chômage progresse par rapport au pays pratiquant le dumping social et l’activité peut être ralentie dans le pays d’origine.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.