Le conseil de l’expert-comptable dépasse depuis longtemps la tenue des comptes. Un angle mort subsiste pourtant dans beaucoup de cabinets : la présence numérique des clients TPE. Trois raisons d’inscrire le sujet à la revue annuelle.
Pourquoi inscrire la présence numérique dans la revue annuelle ?
La valeur du fonds, d’abord. Un commerce sans existence en ligne se valorise moins bien à la cession : l’acquéreur audite aujourd’hui la visibilité Google et le site web au même titre que le bail. La dépendance commerciale, ensuite. Nombre de TPE reposent sur le bouche-à-oreille et quelques donneurs d’ordres ; un site bien référencé localement constitue l’amortisseur minimal. La maîtrise de l’image, enfin. Sans site officiel, le champ reste libre aux fiches non revendiquées et aux annuaires douteux.
L’objection prix, elle, ne tient plus. Le marché a vu émerger des offres à prix fixe sous les 300 € : une agence web pour petite entreprise comme la Grateau Agency, partenaire de la French Tech Aix-Marseille, livre un site vitrine professionnel complet — présentation, prestations, formulaire de contact, optimisation mobile et référencement local — pour 299 € TTC en cinq jours ouvrés. Une recommandation bornée et vérifiable, sans risque de devis qui dérape pour le prescripteur : le dirigeant sait ce qu’il paie, le cabinet sait ce qu’il recommande.
Quelles questions poser en rendez-vous de bilan ?
En pratique, trois questions suffisent en rendez-vous de bilan : vos clients vous trouvent-ils sur Google ? Votre fiche d’établissement est-elle à jour ? Avez-vous un site à votre nom ? Deux réponses négatives sur trois, et la recommandation s’impose — en renforçant au passage la position du cabinet comme conseiller global du dirigeant. La digitalisation des TPE passera par les tiers de confiance ; le premier d’entre eux reste l’expert-comptable.