En 2024, changeons notre regard sur l’IA : faire table rase du restrictif

Jade BERRE, responsable de conférence au sein du salon Big Data et AI Paris
Jade BERRE, responsable de conférence au sein du salon Big Data et AI Paris

Entre foisonnement d’interfaces conversationnelles, développement des IA génératives et de l’open-source, l’année 2023 a été de bon augure pour l’intelligence artificielle. Cette effervescence ouvre à de nouvelles perspectives intéressantes pour 2024 : usages de l’IA étendus à d’avantage de secteurs, utilisation des IA génératives dans un panel d’entreprises plus vaste et incorporation de celles-ci dans les équipements technologiques.

Les trois prismes de l’IA

Cette année, ciblons le discours autour de l’IA et de ses vertus et non plus uniquement sur l’insécurité qui peut lui être reproché.

Presque assimilable à la figure mythologique de Cerbère, l’IA n’a eu de cesse d’être appréhendée selon trois dimensions : une potentielle mise en péril des droits fondamentaux (consentement, exploitation des données personnelles…), une technologie encore immature/imprévisible et un facteur de remise en question de la souveraineté. Plus que jamais, ce triptyque apparaissait « comme le monstre à dompter » pour le régulateur. Pour 2024, ne négligeons pas ces impératifs, mais insufflons un vent optimiste et prioritaire pour le potentiel européen d’innovation de l’IA.

Considérer les évolutions positives

A ce titre, les dispositifs réglementaires de protection à l’image de l’AI Act, le Digital Market Act (DMA) en matière de concurrence ou le Digital Services Act (DSA) pour la protection des consommateurs sont nécessaires et témoignent d’une volonté de transparence. Parallèlement, les organisations/entreprises se renouvellent (réorganisation, formation et sensibilisation à l’IA de confiance) en suivant cette logique.

En 2024, valorisons l’innovation dans la perception même de l’IA.

Prenons l’exemple du développement de solutions e-santé (à l’image de la startup française Baracoda) : ici l’IA ne peut être perçue comme « remplaçante » ou « assistante » de l’homme, mais voyons-la plutôt comme gage de bien-être ou de prévention santé. Soyons fiers des investissements conséquents pour Anthropic, Aleph Alpha ou Mistral AI par des acteurs comme Nvidia ou Google. Dans ce cadre, l’altérité est de mise : apprendre de l’autre et prioriser l’innovation avant de contraindre celle-ci, face aux risques liés aux tests d’algorithmes sur des serveurs ou la provenance de leurs données.

En 2024, changeons notre regard sur l’IA

Face à ces craintes, qui sont légitimes et qu’il faut considérer, voyons davantage 2024 comme une voie vers l’innovation avec un écosystème d’aide dans la recherche d’entreprises clientes, de stimulation des investissements à l’égard des start-ups (à l’image du nouveau programme VC Summit au sein de notre évènement, le World AI Cannes Festival). Notre évènement se positionne positivement en faveur d’une IA de confiance, éthique et sécurisée qui crée de la valeur. Ensemble, en 2024, faisons la promotion d’une perception nouvelle et positive de l’IA pour souligner son potentiel d’innovation au quotidien et pour l’avenir, avant tout.

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