EconomieConsommation et épargneÉpargne des ménages : formes, déterminants et moteurs

Épargne des ménages : formes, déterminants et moteurs

L’épargne correspond à la part du revenu disponible non consacrée à la consommation. On peut la conserver sous une forme liquide, placée sur des produits financiers, investie dans l’immobilier ou destinée au financement d’un projet futur.

Les ménages n’épargnent cependant ni dans les mêmes proportions ni pour les mêmes raisons. Le niveau de l’épargne dépend notamment du revenu, de l’âge, de la situation familiale, du patrimoine, des taux d’intérêt et du degré d’incertitude économique.

Après avoir présenté les principales formes de l’épargne, il convient donc d’en étudier les motifs et les déterminants. La définition générale, le calcul du taux d’épargne et son articulation avec la consommation sont présentés plus précisément dans l’article consacré aux définitions de la consommation et de l’épargne.

Quelles sont les principales formes de l’épargne ?

L’épargne est d’abord un flux. Elle correspond à la partie du revenu non consommée au cours d’une période donnée. Elle contribue ensuite à la constitution d’un patrimoine, c’est-à-dire d’un stock d’actifs détenus à une date déterminée.

Un ménage peut conserver son épargne sous une forme liquide, acquérir des placements financiers, investir dans un logement ou rembourser ses dettes. Les différentes formes d’épargne peuvent ainsi se classer selon la nature des actifs acquis, leur disponibilité, leur niveau de risque ou les modalités de leur constitution.

L’épargne liquide

L’épargne liquide rassemble les sommes utilisables rapidement et sans perte importante de valeur. Elle est principalement conservée sur des comptes bancaires ou des livrets.

Elle peut notamment prendre la forme :

  • de sommes laissées sur un compte courant ;
  • de dépôts sur un livret bancaire ;
  • d’une épargne réglementée, comme le Livret A, le livret de développement durable et solidaire ou le livret d’épargne populaire ;
  • de placements à court terme facilement mobilisables.

Cette épargne est souvent utilisée comme une réserve de sécurité. Sa forte disponibilité permet de faire face à une dépense imprévue ou à une diminution temporaire du revenu. En contrepartie, sa rémunération est généralement plus faible que celle de placements plus longs ou plus risqués.

L’épargne financière

L’épargne financière correspond à l’acquisition d’actifs financiers. Elle peut être placée directement sur les marchés ou confiée à un intermédiaire financier.

Elle comprend notamment :

  • les actions, qui représentent une fraction du capital d’une société ;
  • les obligations, qui correspondent à des titres de créance ;
  • les parts de fonds d’investissement ;
  • les contrats d’assurance-vie ;
  • les plans d’épargne retraite ;
  • les comptes à terme et autres dépôts rémunérés.

Les placements financiers présentent des niveaux très différents de liquidité, de rendement et de risque. Une somme placée sur un livret garanti reste facilement disponible, tandis qu’un placement en actions peut connaître des variations importantes de valeur.

En principe, l’espérance d’un rendement plus élevé s’accompagne d’une prise de risque plus importante ou d’une durée de placement plus longue. Le choix d’un support dépend donc des objectifs du ménage, de son horizon de placement et de sa tolérance au risque.

L’épargne non financière et immobilière

L’épargne non financière correspond principalement à l’acquisition ou à la constitution d’actifs réels. L’investissement immobilier en représente la forme la plus importante pour de nombreux ménages.

Lorsqu’un ménage achète un logement, l’opération n’est pas considérée en comptabilité nationale comme une dépense de consommation courante. Elle constitue un investissement qui contribue à la formation de son patrimoine.

Le remboursement du capital d’un emprunt immobilier peut également être rapproché d’un effort d’épargne. À chaque remboursement, la dette du ménage diminue et la part du logement qui lui appartient effectivement augmente. En revanche, les intérêts versés à la banque constituent le coût du financement et non la constitution d’un nouvel actif.

D’autres biens peuvent être acquis dans une perspective patrimoniale : terrains, locaux professionnels, métaux précieux, œuvres d’art ou objets de collection. Ces actifs sont toutefois généralement moins liquides et leur valeur peut être difficile à déterminer.

L’épargne libre et l’épargne contractuelle

On peut distinguer l’épargne selon les modalités de sa constitution : 

  • L’épargne libre résulte de versements dont le ménage décide lui-même le montant et la fréquence. Il peut, par exemple, alimenter un livret ou acheter des titres lorsqu’il dispose d’un excédent de revenu.
  • L’épargne contractuelle repose sur un engagement ou sur des versements programmés. Elle peut prendre la forme d’un contrat d’assurance-vie, d’un plan d’épargne retraite, d’un plan d’épargne salariale ou de certains produits destinés à financer un projet à long terme.

Les prélèvements obligatoires, comme les impôts et les cotisations sociales, ne constituent pas en eux-mêmes une épargne des ménages. Ils interviennent dans le calcul du revenu disponible, c’est-à-dire du revenu qui peut ensuite être consommé ou épargné.

Pourquoi les ménages épargnent-ils ?

La décision d’épargner peut répondre à plusieurs objectifs. Un même ménage peut d’ailleurs répartir son épargne entre différents supports en fonction de chacun de ces objectifs.

Constituer une épargne de précaution

L’épargne de précaution vise à faire face aux événements imprévus : perte d’emploi, diminution du revenu, panne d’un véhicule, dépense de santé ou réparation urgente du logement.

Plus l’avenir paraît incertain, plus les ménages peuvent être incités à conserver une réserve disponible. Ce comportement permet de maintenir leur niveau de consommation en cas de difficulté temporaire.

L’épargne de précaution est généralement placée sur des supports liquides, faiblement risqués et rapidement accessibles. Le rendement recherché est alors secondaire par rapport à la sécurité et à la disponibilité des fonds.

Financer un projet futur

Un ménage peut également épargner afin de différer une consommation importante. Il accumule progressivement les ressources nécessaires au financement d’un projet, plutôt que de recourir immédiatement au crédit.

Cette épargne peut servir à financer :

  • l’achat d’un véhicule ;
  • un apport pour l’acquisition d’un logement ;
  • des travaux ;
  • un voyage ;
  • les études d’un enfant ;
  • la création ou le développement d’une entreprise.

La durée du placement dépend alors de la date prévue de réalisation du projet. Une dépense envisagée à court terme appelle généralement un placement disponible et peu risqué. Un objectif plus éloigné permet d’accepter une immobilisation plus longue et éventuellement une plus forte variation de la valeur du placement.

Préparer la retraite

L’épargne permet de transférer une partie du pouvoir d’achat de la période d’activité professionnelle vers la période de retraite.

Le ménage renonce à une partie de sa consommation présente afin de disposer ultérieurement de revenus complémentaires ou d’un patrimoine mobilisable. Cette démarche peut notamment répondre à l’anticipation d’une diminution des revenus lors du départ à la retraite ou à la volonté de conserver un certain niveau de vie.

Constituer et transmettre un patrimoine

L’épargne peut poursuivre un objectif patrimonial. Le ménage cherche alors à accumuler des actifs, à percevoir des revenus complémentaires et, éventuellement, à transmettre un capital à ses descendants.

La volonté de transmettre explique en partie pourquoi certaines personnes âgées ne consomment pas intégralement le patrimoine accumulé au cours de leur vie professionnelle. L’épargne n’est donc pas uniquement destinée à la consommation future de celui qui la constitue.

Rechercher un rendement

Certains épargnants cherchent à obtenir un revenu ou une plus-value grâce à leurs placements. Ils peuvent percevoir des intérêts, des dividendes, des loyers ou réaliser un gain lors de la revente d’un actif.

Cette recherche de rendement implique généralement un arbitrage entre trois caractéristiques :

  • la sécurité du capital ;
  • la disponibilité des fonds ;
  • la rentabilité espérée.

Un placement réunit rarement au plus haut niveau ces trois qualités. Un actif très liquide et garanti offre souvent une rémunération limitée, tandis qu’un placement potentiellement plus rentable peut présenter un risque de perte ou nécessiter une conservation plus longue.

Quels sont les principaux déterminants de l’épargne ?

La capacité et la volonté d’épargner dépendent d’un ensemble de facteurs économiques, sociaux et démographiques. Aucun déterminant ne suffit, à lui seul, à expliquer le comportement des ménages.

Le niveau du revenu disponible

Le revenu disponible constitue l’un des principaux déterminants de l’épargne. Il correspond au revenu dont dispose effectivement un ménage après les opérations de redistribution, notamment après le versement des cotisations et des impôts directs et la perception des prestations sociales.

Les ménages doivent d’abord financer leurs dépenses essentielles : logement, alimentation, énergie, transports ou santé. Lorsque le revenu est faible, ces dépenses peuvent en absorber la quasi-totalité et réduire fortement la capacité d’épargne.

À mesure que le revenu augmente, une part plus importante peut être mise de côté. Les ménages disposant des revenus les plus élevés ont donc généralement une capacité d’épargne supérieure, aussi bien en montant qu’en proportion de leur revenu.

La stabilité du revenu et les anticipations

Le montant du revenu ne constitue pas le seul facteur déterminant. Sa régularité et les anticipations concernant son évolution jouent également un rôle important.

Un ménage qui anticipe une baisse de revenu, une période de chômage ou une diminution de son activité peut accroître son épargne de précaution. À l’inverse, une personne qui estime que ses revenus futurs seront durablement plus élevés peut accepter de consommer davantage aujourd’hui.

Les revenus irréguliers ou fortement variables peuvent également encourager la constitution de réserves. Cette situation peut notamment concerner certains travailleurs indépendants, entrepreneurs, travailleurs saisonniers ou personnes rémunérées en partie par des primes.

Le poids des dépenses contraintes

Les dépenses liées au logement, à l’énergie, aux assurances, aux abonnements et au remboursement des emprunts réduisent la part du revenu sur laquelle le ménage peut réellement arbitrer.

Deux ménages disposant d’un revenu identique peuvent donc présenter des capacités d’épargne très différentes selon leur niveau de loyer, leur endettement, leur lieu de résidence ou la composition de leur foyer.

Une augmentation durable des dépenses contraintes peut réduire l’épargne, même lorsque le revenu nominal reste stable.

Les taux d’intérêt

Le niveau des taux d’intérêt influence à la fois la rémunération de certains placements et le coût du crédit.

Une hausse des taux peut rendre l’épargne plus attractive, puisque le renoncement à une consommation immédiate est mieux rémunéré. Elle peut également limiter les achats financés à crédit et inciter certains ménages à différer leurs dépenses.

Cette relation n’est toutefois pas automatique. Une hausse des taux produit deux effets susceptibles de s’opposer :

  • un effet de substitution : la consommation présente devient relativement plus coûteuse par rapport à l’épargne, ce qui incite à mettre davantage de côté ;
  • un effet de revenu : une rémunération plus élevée peut permettre d’atteindre un objectif patrimonial en épargnant une somme moins importante.

Les conséquences sont également différentes selon que le ménage est épargnant ou emprunteur. Un ménage fortement endetté peut subir une augmentation de ses charges financières, tandis qu’un ménage détenteur de placements rémunérés peut recevoir davantage de revenus financiers.

L’inflation

L’inflation réduit le pouvoir d’achat de la monnaie. Elle peut donc exercer des effets contradictoires sur l’épargne.

La hausse des prix augmente les dépenses nécessaires au maintien du niveau de vie et peut ainsi réduire la capacité d’épargne. Elle diminue également la valeur réelle des sommes conservées sur des placements dont la rémunération est inférieure à l’inflation.

À l’inverse, une période inflationniste peut conduire certains ménages à épargner davantage afin de reconstituer la valeur réelle de leur patrimoine ou de se protéger contre une nouvelle augmentation des dépenses futures.

Le patrimoine et l’endettement

Le patrimoine déjà détenu influence les décisions de consommation et d’épargne. Un ménage disposant d’un patrimoine important peut se sentir davantage en sécurité et accepter de consommer une plus grande part de son revenu. On parle alors d’effet de richesse.

À l’inverse, une baisse de la valeur des actifs immobiliers ou financiers peut inciter les ménages à augmenter leur effort d’épargne afin de reconstituer leur patrimoine.

L’endettement exerce lui aussi une influence. Le remboursement du capital d’un emprunt contribue à augmenter le patrimoine net du ménage, mais les échéances de crédit réduisent les liquidités disponibles pour d’autres placements ou dépenses.

La confiance et l’incertitude économique

Le degré de confiance des ménages dans la situation économique influence leur arbitrage entre consommation et épargne.

En période d’incertitude, les ménages peuvent différer les achats importants et augmenter leur épargne de précaution. La crainte du chômage, d’une baisse du pouvoir d’achat ou d’une hausse future des impôts encourage généralement la constitution de réserves.

À l’inverse, un environnement économique jugé stable et des perspectives favorables peuvent soutenir la consommation et réduire la part du revenu mise de côté.

La fiscalité et la protection sociale

La fiscalité peut orienter l’épargne vers certains placements grâce à des exonérations, des réductions d’impôt ou des régimes spécifiques. Les ménages peuvent ainsi choisir un support non seulement en fonction de son rendement brut, mais aussi de son traitement fiscal.

La protection sociale influence également le besoin d’épargne de précaution. Lorsque certains risques, comme la maladie, le chômage ou la retraite, sont largement couverts collectivement, les ménages peuvent avoir moins besoin de constituer une réserve individuelle. Une protection jugée insuffisante ou incertaine peut produire l’effet inverse.

Comment les théories économiques expliquent-elles l’épargne ?

Plusieurs théories économiques ont cherché à expliquer la décision d’épargner. Elles insistent respectivement sur le taux d’intérêt, le revenu courant, le revenu anticipé ou l’évolution des besoins au cours de la vie.

L’approche néoclassique : arbitrer entre présent et futur

Dans l’approche néoclassique, l’épargne résulte d’un arbitrage entre la consommation présente et la consommation future.

Épargner signifie renoncer à utiliser immédiatement une partie de son revenu. En contrepartie, le ménage peut recevoir une rémunération qui lui permettra de consommer davantage ultérieurement. Le taux d’intérêt représente ainsi le prix relatif du temps et la rémunération du report de la consommation.

Une hausse du taux d’intérêt peut donc encourager l’épargne par un effet de substitution. Toutefois, l’effet global demeure incertain en raison de l’effet de revenu et des différences de situation entre les ménages.

L’approche keynésienne : le rôle central du revenu

Dans l’analyse keynésienne, la consommation dépend principalement du revenu courant. Lorsque le revenu augmente, la consommation progresse également, mais généralement dans une proportion moins importante.

La partie supplémentaire du revenu qui n’est pas consommée vient alors alimenter l’épargne. La propension à épargner tend ainsi à augmenter avec le niveau du revenu.

Le taux d’intérêt joue un rôle moins important dans la détermination du volume total de l’épargne. Il intervient davantage dans la manière dont les agents répartissent leurs ressources entre monnaie et autres actifs financiers.

La théorie du revenu permanent de Milton Friedman

Selon la théorie du revenu permanent, les ménages ne déterminent pas leur consommation uniquement en fonction de leur revenu actuel. Ils tiennent également compte du revenu moyen qu’ils pensent pouvoir percevoir durablement.

Une hausse temporaire du revenu, comme une prime exceptionnelle, peut donc être largement épargnée si le ménage considère qu’elle ne se reproduira pas. À l’inverse, une augmentation jugée durable peut entraîner une progression plus importante de la consommation.

L’épargne permet alors d’amortir les fluctuations temporaires du revenu et de maintenir une consommation relativement stable.

La théorie du cycle de vie de Franco Modigliani

La théorie du cycle de vie repose sur l’idée que les individus cherchent à répartir leur consommation sur l’ensemble de leur existence.

Le comportement d’épargne évolue alors en plusieurs étapes :

  • au début de la vie adulte, les revenus sont souvent limités tandis que les besoins d’équipement et de logement sont importants ;
  • pendant la vie active, la hausse du revenu permet de rembourser les dettes et d’accumuler un patrimoine ;
  • à l’approche de la retraite, l’épargne peut atteindre un niveau élevé afin de préparer la diminution future des revenus ;
  • après la retraite, une partie du patrimoine accumulé peut être utilisée pour financer la consommation.

Dans la réalité, les personnes retraitées ne consomment pas nécessairement toute leur épargne. Elles peuvent souhaiter conserver une réserve de précaution, financer une éventuelle dépendance ou transmettre un patrimoine.

Quels facteurs sociaux et démographiques influencent l’épargne ?

L’âge et la composition du ménage

L’âge influence le revenu, les besoins et les projets. Un jeune ménage peut avoir d’importantes dépenses d’installation, tandis qu’un ménage plus avancé dans la vie professionnelle peut disposer d’une capacité d’épargne plus élevée.

La présence d’enfants, la situation conjugale, les dépenses de logement et les besoins de santé modifient également les arbitrages. Il n’existe donc pas de relation uniforme entre l’âge et l’épargne.

La situation professionnelle

Le statut professionnel peut influencer le comportement d’épargne en raison des différences de revenu, de stabilité de l’emploi, de couverture sociale et d’exposition aux risques.

Certains travailleurs indépendants doivent, par exemple, faire face à des revenus irréguliers, financer des investissements professionnels ou anticiper une protection sociale différente de celle des salariés. Ces contraintes peuvent les conduire à constituer des réserves plus importantes.

Il serait toutefois excessif d’en déduire qu’un statut professionnel rend nécessairement une personne plus prudente ou plus dépensière. Le comportement dépend avant tout du niveau de revenu, de sa stabilité, du patrimoine, de l’endettement et de la situation personnelle.

Le niveau d’éducation financière

La compréhension des mécanismes financiers peut faciliter la planification budgétaire, l’évaluation des risques et la comparaison des placements.

Une meilleure éducation financière peut notamment aider à :

  • constituer une épargne de précaution adaptée ;
  • comprendre l’effet de l’inflation ;
  • évaluer le rapport entre rendement et risque ;
  • diversifier les placements ;
  • anticiper le coût d’un crédit ;
  • préparer des projets à long terme.

L’éducation financière ne suffit cependant pas à créer une capacité d’épargne. Un ménage peut parfaitement maîtriser les mécanismes financiers sans disposer d’un revenu suffisant pour mettre régulièrement de l’argent de côté.

Que faut-il retenir des formes et des déterminants de l’épargne ?

L’épargne peut prendre une forme liquide, financière, immobilière ou contractuelle. Le choix d’un support dépend du projet poursuivi, de la durée du placement, du niveau de risque accepté et du besoin de disponibilité.

Les ménages épargnent principalement pour se protéger contre les imprévus, financer un projet, préparer leur retraite, obtenir un rendement ou constituer un patrimoine transmissible.

Le revenu disponible reste l’un des principaux déterminants de leur capacité d’épargne. D’autres facteurs interviennent cependant : stabilité professionnelle, dépenses contraintes, inflation, taux d’intérêt, patrimoine, endettement, fiscalité, âge et confiance dans l’avenir.

L’épargne ne peut donc pas être expliquée par une cause unique. Elle résulte d’un arbitrage entre les besoins présents et futurs, dans un contexte économique et personnel propre à chaque ménage.