Les avantages accordés aux salariés occupent une place importante dans la politique de rémunération des entreprises. Titres-restaurant, chèques cadeaux ou prestations proposées par le comité social et économique contribuent au pouvoir d’achat, mais aussi à l’expérience vécue par les collaborateurs. Encore faut-il que ces dispositifs restent simples à utiliser. Avec la généralisation des paiements par carte bancaire et par smartphone, le fonctionnement des avantages salariés évolue progressivement pour mieux s’intégrer aux habitudes du quotidien.
Des avantages salariés utiles… à condition d’être réellement utilisés
Pour l’entreprise, un avantage salarié représente un coût et répond généralement à un objectif précis :
- Améliorer le quotidien des collaborateurs
- Soutenir leur pouvoir d’achat
- Renforcer l’attractivité de l’employeur
Sa valeur ne dépend cependant pas uniquement du montant accordé.
Un dispositif peut paraître intéressant sur le papier et se révéler moins satisfaisant dans la pratique s’il impose au salarié de multiplier les cartes, les applications ou les démarches. Il faut parfois vérifier un solde, identifier les commerces acceptant un moyen de paiement particulier ou encore penser à utiliser une dotation avant une échéance donnée.
Cette question de l’usage est importante pour les directions des ressources humaines et les CSE. Plus un avantage est facilement accessible, plus il a de chances d’être perçu par le salarié comme une composante concrète de sa rémunération globale.
Quand les avantages salariés s’intègrent aux moyens de paiement habituels
L’évolution des services financiers ouvre de nouvelles possibilités. L’open banking permet notamment, avec l’accord de l’utilisateur et dans un environnement réglementé, de connecter certains services aux données d’un compte bancaire.
Appliqué aux avantages salariés, ce principe permet d’imaginer des solutions qui ne reposent plus nécessairement sur un moyen de paiement spécifique. Le collaborateur continue alors à régler ses achats avec les outils qu’il utilise déjà : sa carte bancaire, son smartphone ou sa montre connectée.
C’est là-dessus que s’appuient certains acteurs. Chez Olenbee, les avantages salariés natifs cherchent à intégrer titres-restaurant et autres dotations directement aux habitudes de paiement du collaborateur, plutôt que de lui imposer un circuit parallèle. Le système identifie les dépenses susceptibles d’être éligibles. Il permet ensuite au salarié de sélectionner celles pour lesquelles il souhaite mobiliser son avantage.
Un enjeu de simplicité pour les services RH
L’intérêt de cette évolution ne concerne pas seulement les utilisateurs. La gestion administrative constitue également un critère de choix pour l’entreprise.
Commander et distribuer des supports physiques, suivre leur attribution, traiter les cartes perdues ou remplacer les moyens de paiement… Autant d’opérations qui peuvent mobiliser les équipes RH. La dématérialisation permet de réduire une partie de cette logistique.
Les entreprises doivent néanmoins rester attentives à plusieurs critères :
- Facilité de déploiement
- Qualité de l’accompagnement
- Sécurité des données
- Compréhension du fonctionnement par les salariés
- Conformité avec la réglementation applicable
La technologie ne dispense donc pas d’une réflexion préalable sur les besoins réels des collaborateurs.
Vers des avantages salariés plus invisibles dans le quotidien ?
La transformation numérique des avantages salariés suit finalement une tendance déjà observée dans de nombreux services. Les outils les plus simples sont souvent ceux que l’utilisateur remarque le moins.
L’objectif n’est plus nécessairement d’ajouter une nouvelle carte ou une nouvelle interface dans le portefeuille du salarié. Il est désormais de faire fonctionner l’avantage en arrière-plan de pratiques déjà installées.
Pour les entreprises, cette évolution invite à regarder au-delà du montant facial d’un avantage. Son accessibilité, sa simplicité d’utilisation et sa capacité à s’intégrer aux habitudes quotidiennes participent également à sa valeur perçue.
À mesure que les usages bancaires se dématérialisent, les dispositifs proposés aux salariés pourraient ainsi devenir moins visibles techniquement. Tout en restant, pour leurs bénéficiaires, très concrets.