Temps de lecture estimé : 1 minute environ

Selon le Précis de Droit constitutionnel, il « est aussi, de plus en plus, celui des individus dont les droits fondamentaux doivent être largement pris en considération » (p.563 ; L. Favoreu, André Roux…, 21ème édition; DALLOZ, 2019).

Une notion plus ouverte qu’il n’y paraît

Par conséquent, l’État de droit implique la rénovation du droit de l’État. En effet, la notion d’État de droit doit tenir compte des exigences constitutionnelles et internationales. Le droit constitutionnel ne saurait dès lors se limiter à régir les institutions politiques. En effet, son objet s’est élargi en s’ouvrant aux libertés fondamentales (Professeurs Avril & Gicquel, Lexique de droit constitutionnel, 7ème édition, 1998). Cette protection des droits et libertés fondamentales atteste de sa dimension relationnelle.

Le droit constitutionnel comme l’articulation entre autorité et liberté

La base des relations entre pouvoirs publics et les citoyens

Dans son introduction à son cours de Théorie Constitutionnelle adressé aux premières années en sciences juridiques, le professeur El Hadj MBODJ écrivait que le droit constitutionnel relationnel « établit la base des relations entre les gouvernants et les gouvernés en fixant les règles d’aménagement des rapports que l’État entretient avec les individus ou les collectivités non étatiques dépendant de lui ». Il ressort de cette définition, d’une manière ou d’une autre, la mission conciliatrice du droit. En clair, il vise à organiser « une coexistence pacifique du pouvoir et de la liberté » (J. Gicquel, Droit constitutionnel et Institutions Politiques, Ed. Montchrestien, 10 Ed.., 1989). Et il le fait en essayant de concilier deux notions à première vue antinomiques : l’autorité et la liberté.

A lire également  Recrutement : Une liberté contrôlée dans la sélection des candidats

Des liens entre droit constitutionnel, liberté et autorité

Dans un État, l’autorité renvoie au pouvoir politique, pouvoir de décider ou de commander, pouvoir de faire respecter la loi. S’agissant de la notion de «liberté», elle peut être entendue comme la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d’un système politique ou social, dans la mesure où l’on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique. Dès lors, quel est le regard du droit vis-à-vis de l’autorité et de la liberté ? Que faut-il mettre en avant ? L’autorité du pouvoir politique ou bien la liberté des citoyens ? La question des rapports entre gouvernants et gouvernés est ô combien d’actualité. Elle transcende le temps et l’espace. Si le droit constitutionnel est l’affirmation de l’autorité par le biais du pouvoir politique, il est aussi l’affirmation de la liberté en reconnaissant aux citoyens des libertés fondamentales.

Laisser une réponse

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.